Si la mort était un choix...?

Si la mort était un choix et non un mal, pourrais-tu alors vivre pleinement ? Pourrais-tu alors vraiment choisir ta vie ? Et pourrais-tu alors être qui tu es vraiment ?

 Il est bon de s'attarder avec ces questions, et toutes les autres questions qui naîtront de celles-ci, à leur tour. Un peu comme des questions gigognes, ou des poupées russes.

Une fois que nous consentons à regarder la mort d'un peu plus près, c'est la vie qui nous vient, plus libre, plus pleine, plus essentielle. Et la mort perd de sa sur-signification, et de l'importance que nous lui accordons à force d'en avoir peur, de faire nôtre une peur qui ne nous appartient pas.

 La peur est une chose très bizarre. La peur de la mort, la peur du manque, la peur de l'échec, la peur de la solitude, la peur de ne pas être aimé(e). Et toutes les autres peurs qui viennent s'enchâsser*  dans celles-ci.

Là encore, cet effet gigogne.

Et si nous nous débarrassions de l'une de ces peurs, et que toutes les autres s'effondraient ? Ne serait-ce pas là une façon amusante d'exponentialiser les possibilités de l'effet gigogne ? 

Place nette. Un espace où nous pouvons être sans peur.

Cette phrase qui me vient : 'sans peur ni reproche', utilisée pour les chevaliers d'antan.

Plus de peur, plus de reproche.

Plus de reproche, cela signifie plus de jugement, non ? 

Plus de jugement de soi par soi-même.

Cool, non ? Excitant même ?

 A ce propos, combien de fois nous confondons peur et excitation ?  Parfois, souvent, très souvent ?

C'est si facile de confondre, les sensations physiques sont identiques.

Le jour, pas si éloigné que cela, où j'ai réalisé que je confondais peur et excitation, cela a changé beaucoup de choses pour moi.

A commencer par la peur de la mort - ou ce que je croyais être la peur de la mort, qui a totalement disparu de ma vie.

Et tant d'autres peurs, qui m'empêchaient d'être et de faire de si nombreuses choses.

 Alors si tu commençais par te poser cette question à chaque fois que tu as cette sensation qui te fait comme un noeud, et t'immobilise, et que tu identifies ou définis comme de la peur : est-ce là de la peur ou de l'excitation ?

Et voir ce qui se produit pour toi, pour ton corps. Il y a des chances que les premières fois, comme pour moi, cela te paraisse ridicule ou bizarroïde, ou je ne sais quoi, de te poser cette question. N'empêche que, plus nous nous posons cette question, plus nous saisissons des choses très intéressantes sur nous et notre vie. Et nous n'avons plus qu'à dérouler la pelote. 

 

 * à propos du mot 'enchâsser', j'adore la malice joueuse des mots : une châsse est un reliquaire. Amusant, non ? 


 

 Ressource vidéo :  Frédérique Tabarant, autre facilitatrice de L'Aventure d'être soi, et moi discutons brièvement de la peur de la mort. 

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